Dimanche 24 juin, en première page de l'un des cahiers du quotidien L'Alsace, un titre frappe : le calvaire d'Aramis, cheval abandonné. L'article, en page intérieure, explique que l'association Equisauve est intervenue, avec l'autorisation d'un arrêté municipal, la veille à Richwiller (Haut-Rhin) pour tenter de sauver un cheval délaissé par son propriétaire. Aramis, 11 ans, avait un abcès au dessus de l'oeil et une tumeur en dessous. Depuis près d'un an, il n'avait pas été soigné et son oeil s'était gravement infecté. Le cheval n'était pas sorti de son box depuis plusieur mois et son état général était lamentable. L'association a évidement porté plainte contre le propriétaire d'Aramis, mais également contre la personne qui louait un box.
Equisauve a emmené le cheval dans une clinique suisse, à Zurich, pour le faire opérer, mais malheureusement la tumeur était trop profonde : les vétérinaires ont été obligés de lui enlever son oeil. Même borgne, Aramis devrait pouvoir reprendre une vie "normale". Joint par téléphone, Gérard Ziebelen, président de l'association, a confirmé qu'Aramis était en convalescence et qu'a priori, une fois que l'association aurait vérifié ses futures conditions d'hébergement, il devrait rester chez des Suisses qui ont proposé de l'accueillir. Suite à l'article de presse, beaucoup de gens se sont en effet manifestés pour soutenir l'association, mais s'il est bien de voir cet élan de solidarité, Gérard Ziebelen s'insurge tout de même : "Aramais était dans une pension où il y avait d'autre chevaux, donc d'autre propriétaire qui aurait dû se manifester en voyant l'état du cheval. Ils sont aussi responsable, ou du moin un degré de responsabilité dans le calvaire qu'a vécu ce cheval. Faire la politique de l'autruche ne sert à rien, ils auraient au moin pu passer un coup de fil anonyme pour nous prévenir de l'état de santé lamentable d'Aramis qui aurait pu être secouru plus tôt. Je ne comprend pas que l'on ne réagisse pas en voyant un animal qui souffre ainsi le martyre, c'est inadmissible !"Aramis a pu être sauvé, aprè avoir vécu des mois de calvaire, mais des cas comme le sien ne sont hélas pas rares. Pour certains, l'association est obligée d'intervenir "par surprise" car des propriétaire n'hésitent pas à envoyer leur animal à l'abattoir quand ils sont prévenu de sa venue. Eh oui, pas vu, pas pris !
Aujourd'hui trente à quarante animaux (chevaux, poneys et ânes) ont été sauvés et placés chez des hébergistes qui en prennent soin.
Mais qu'ont-ils donc dans la tête, ces propriétaires qui délaissent leurs animaux au point de ne pas les soigner, de ne plus les sortir, bref de les laisser mourrir dans leur coin? Quel intérêt ont ces gens à martyriser un animal? Quand donc les hommes cesseront-ils d'être bourreaux pour des animaux qui n'ont coeur que de faire leur bonheur?